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Le conte des parents ours qui avaient tellement besoin d’avoir une belle image d’eux-mêmes.

( A trop cultiver la belle image de nous-mêmes, nous nous éloignons à des années-lumière de notre centre.)
Vous ne le savez peut-être pas, mais au pays des ours, chacun se comporte à partir d’une habitude qui n’est pas toujours facile à vivre… Pour les autres. Ils ont besoin d’avoir en permanence une bonne image d’eux-mêmes. Et pour confirmer cela, ils se mêlent sans arrêt de la vie des autres. Avoir aux yeux du monde entier une image positive est très importante pour eux, et dès que quelqu’un ose mettre en cause cette image, en s’autorisant par exemple à dire à un ours qu’il ne le voit pas comme il se voit ou se perçoit lui-même, alors il déclenche un drame épouvantable qui retentit dans toute la famille et déstabilise l’entourage.
Vous savez également qu’un ours est souvent grognon, qu’il ne mâche pas ses mots, qu’il dit ce qu’il pense et même un peu au-delà, sans se soucier de la façon dont tout cela sera reçu par l’entourage. Et évidemment il se trouve toujours étonné, voire scandalisé quand quelqu’un de proche par exemple lui fait remarquer qu’il a été blessé ou heurté, choqué ou gêné par son intrusion dans son intimité ou encore par telle ou telle remarque. Vous n’imaginez pas la tempête que cela peut déclencher!
Ce fut le cas, tout dernièrement, dans une famille d’ours où la fille, pourtant une adulte, mère de la famille, qui se maquillait suivant son goût et en fonction des besoins de sa peau, de gratifier par son père, devant des amis, d’une remarque qui l’infantilisait, donnait à croire que ses produits étaient des attrape-nigauds, qu’une oursonne qui se respecte n’a pas besoin de telles cochonneries sur son visage et que d’ailleurs elle devrait s’habiller de façon moins voyante et ne pas fréquenter tel ou tel ours….
Quand elle tenta de parler à son père de son propre ressenti et lui dire qu’il lui était insupportable d’accepter de tels jugements de valeur ou telles disqualifications, celui-ci fut très étonné et dans un premier temps ne comprit rien.
Puis il se sentit blessé, choqué même ( on touchait ; à la belle image qu’il avait de lui-même!) enfin quoi, un père aimant a bien le droit de faire des remarques justifiées à sa fille.
Sa femme prit son parti. La fille ne savait plus comment se comporter, elle tenta de défendre (elle aussi défendait la belle image qu’elle avait d’elle-même).
Des amis s’en mêlèrent, l’affaire gonfla. Chacun sûr de son bon droit, de sa sincérité surtout, car tous dans cette affaire étaient persuadés d’avoir raison.
La situation semblait sans issue, et puis un dimanche, le père se rappela que souvent il ne réagissait pas en fonction de ce qui se passait mais de ce qu’il imaginait chez l’autre, de ce que les autres pouvaient penser. Il confia qu’il se faisait beaucoup souffrir en imaginant ce que les autres pouvaient eux-même imaginer qu’il imagine. Cercle vicieux infernal qui dans cette situation, par exemple, l’entraînait à disqualifier sa fille de peur qu’on puisse penser qu’il n’était pas un bon père, s’il ne disait rien…
Et le dimanche suivant, autour de la table familiale, tous se mirent à rire et l’histoire des produits de cosmétique, de la vêture, des fréquentations de la fille fut ramenée à des proportions plus oursiennes.
Mais soyez prudents cependant, si vous rencontrez un ours, rappelez-vous que l’image qu’il a de lui-même est ce qu’il met au-dessus de tout….dans un premier temps.
Conte de Jacques Salomé dans le livre “Contes à aimer… Contes a s’aimer…”
sprngl:

lakeshore by ckeller. View it at http://500px.com/photo/74979001

Le conte des parents ours qui avaient tellement besoin d’avoir une belle image d’eux-mêmes.

( A trop cultiver la belle image de nous-mêmes, nous nous éloignons à des années-lumière de notre centre.)

Vous ne le savez peut-être pas, mais au pays des ours, chacun se comporte à partir d’une habitude qui n’est pas toujours facile à vivre… Pour les autres. Ils ont besoin d’avoir en permanence une bonne image d’eux-mêmes. Et pour confirmer cela, ils se mêlent sans arrêt de la vie des autres. Avoir aux yeux du monde entier une image positive est très importante pour eux, et dès que quelqu’un ose mettre en cause cette image, en s’autorisant par exemple à dire à un ours qu’il ne le voit pas comme il se voit ou se perçoit lui-même, alors il déclenche un drame épouvantable qui retentit dans toute la famille et déstabilise l’entourage.

Vous savez également qu’un ours est souvent grognon, qu’il ne mâche pas ses mots, qu’il dit ce qu’il pense et même un peu au-delà, sans se soucier de la façon dont tout cela sera reçu par l’entourage. Et évidemment il se trouve toujours étonné, voire scandalisé quand quelqu’un de proche par exemple lui fait remarquer qu’il a été blessé ou heurté, choqué ou gêné par son intrusion dans son intimité ou encore par telle ou telle remarque. Vous n’imaginez pas la tempête que cela peut déclencher!

Ce fut le cas, tout dernièrement, dans une famille d’ours où la fille, pourtant une adulte, mère de la famille, qui se maquillait suivant son goût et en fonction des besoins de sa peau, de gratifier par son père, devant des amis, d’une remarque qui l’infantilisait, donnait à croire que ses produits étaient des attrape-nigauds, qu’une oursonne qui se respecte n’a pas besoin de telles cochonneries sur son visage et que d’ailleurs elle devrait s’habiller de façon moins voyante et ne pas fréquenter tel ou tel ours….

Quand elle tenta de parler à son père de son propre ressenti et lui dire qu’il lui était insupportable d’accepter de tels jugements de valeur ou telles disqualifications, celui-ci fut très étonné et dans un premier temps ne comprit rien.

Puis il se sentit blessé, choqué même ( on touchait ; à la belle image qu’il avait de lui-même!) enfin quoi, un père aimant a bien le droit de faire des remarques justifiées à sa fille.

Sa femme prit son parti. La fille ne savait plus comment se comporter, elle tenta de défendre (elle aussi défendait la belle image qu’elle avait d’elle-même).

Des amis s’en mêlèrent, l’affaire gonfla. Chacun sûr de son bon droit, de sa sincérité surtout, car tous dans cette affaire étaient persuadés d’avoir raison.

La situation semblait sans issue, et puis un dimanche, le père se rappela que souvent il ne réagissait pas en fonction de ce qui se passait mais de ce qu’il imaginait chez l’autre, de ce que les autres pouvaient penser. Il confia qu’il se faisait beaucoup souffrir en imaginant ce que les autres pouvaient eux-même imaginer qu’il imagine. Cercle vicieux infernal qui dans cette situation, par exemple, l’entraînait à disqualifier sa fille de peur qu’on puisse penser qu’il n’était pas un bon père, s’il ne disait rien…

Et le dimanche suivant, autour de la table familiale, tous se mirent à rire et l’histoire des produits de cosmétique, de la vêture, des fréquentations de la fille fut ramenée à des proportions plus oursiennes.

Mais soyez prudents cependant, si vous rencontrez un ours, rappelez-vous que l’image qu’il a de lui-même est ce qu’il met au-dessus de tout….dans un premier temps.

Conte de Jacques Salomé dans le livre “Contes à aimer… Contes a s’aimer…”

sprngl:

lakeshore by ckeller. View it at http://500px.com/photo/74979001

(Source : glawarhal)

"Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été." 
- Albert Camus
sundxwn:

Sea of clouds by Carl Pan

"Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été." 

- Albert Camus

sundxwn:

Sea of clouds by Carl Pan

(via 4nature)

Matthieu Ricard l’interview intégrale
Par Anne SINCLAIR
Bouddhiste, écrivain et traducteur du Dalaï-Lama, Matthieu Ricard prend position sur certains débats de société qui touchent à la philosophie : droit des animaux, expérimentations scientifiques, recherche du bonheur…
Interview du 04 octobre 2014 à écouter ici :
http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/l-interview/videos/matthieu-ricard-l-interview-integrale-2250391
Durée : 17min24

Matthieu Ricard l’interview intégrale

Par Anne SINCLAIR

Bouddhiste, écrivain et traducteur du Dalaï-Lama, Matthieu Ricard prend position sur certains débats de société qui touchent à la philosophie : droit des animaux, expérimentations scientifiques, recherche du bonheur…

Interview du 04 octobre 2014 à écouter ici :

http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/l-interview/videos/matthieu-ricard-l-interview-integrale-2250391

Durée : 17min24

" Certains disent : " Je n’ai aucun talent, et donc je suis incapable de créer ". 
Le talent n’est pas une faculté créatrice. 
Vous pouvez être créateur sans avoir de talent. 
Être créateur, c’est être dans un état où la vérité peut entrer en existence ; 
et la vérité ne peut entrer en existence que lorsqu’il y a complète cessation du processus de pensée. “
-  Krishnamurti
" Certains disent : " Je n’ai aucun talent, et donc je suis incapable de créer ".
Le talent n’est pas une faculté créatrice.
Vous pouvez être créateur sans avoir de talent.
Être créateur, c’est être dans un état où la vérité peut entrer en existence ;
et la vérité ne peut entrer en existence que lorsqu’il y a complète cessation du processus de pensée. “

-  Krishnamurti

"La vie est toujours en devenir,
mais il ne faut jamais oublier de la vivre au présent.
Je vous invite à être dans l’accueil de chaque instant de la vie présente !”
- Jacques Salomé
« Le petit guide pour s’épanouir »
avec Jacques Salomé
supplément accompagnant“Psychologies Magazine”octobre 2014

Ce livret, hommage à Jacques Salomé par “Psychologies Magazine”, est un recueil de textes pour  mieux trouver le chemin du changement, de l’amour et la transmission du savoir-être et du savoir devenir…
Le livret est offert avec le numéro du mois d’octobre 2014 de la revue “Psychologies Magazine”.
Un bel et émouvant texte ouvre cet petit guide, pour mettre en lumière le portrait du “poète du developement personnel”, “l’Homme Orange” comme le nomme la rédactrice en chef, Patricia Salmon Tirard,“…orange parce que Jacques est un être solaire. Il vit au soleil et il irradie, comme lui”.

annonce du 1er septembre 2014

Jacques Salomé remercie chaleureusement chaque personne qui l’a accompagné, au fil des mois écoulés, par des messages bienveillants, remplis de lumière et de générosité.Aujourd’hui, tout en respectant sa longue convalescence, habité encore par le silence des mots, il se réjouit de retrouver ses lectrices et ses lecteurs à l’occasion de quelques séances de dédicaces lors de salons du livre auxquels sa santé lui permettra de participer.

Vous pouvez exprimer votre soutien à Jacques Saloméen lui adressant votre message depuis cette page web :
http://soutien.ctx.net/
Source : http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php

"La vie est toujours en devenir,

mais il ne faut jamais oublier de la vivre au présent.

Je vous invite à être dans l’accueil de chaque instant de la vie présente !”

- Jacques Salomé

« Le petit guide pour s’épanouir »


avec Jacques Salomé
supplément accompagnant
“Psychologies Magazine”
octobre 2014

Ce livret, hommage à Jacques Salomé par “Psychologies Magazine”, est un recueil de textes pour  mieux trouver le chemin du changement, de l’amour et la transmission du savoir-être et du savoir devenir…

Le livret est offert avec le numéro du mois d’octobre 2014 de la revue “Psychologies Magazine”.

Un bel et émouvant texte ouvre cet petit guide, pour mettre en lumière le portrait du “poète du developement personnel”, “l’Homme Orange” comme le nomme la rédactrice en chef, Patricia Salmon Tirard,“…orange parce que Jacques est un être solaire. Il vit au soleil et il irradie, comme lui”.

annonce du 1er septembre 2014

imageJacques Salomé remercie chaleureusement chaque personne qui l’a accompagné, au fil des mois écoulés, par des messages bienveillants, remplis de lumière et de générosité.

imageAujourd’hui, tout en respectant sa longue convalescence, habité encore par le silence des mots, il se réjouit de retrouver ses lectrices et ses lecteurs à l’occasion de quelques séances de dédicaces lors de salons du livre auxquels sa santé lui permettra de participer.

Vous pouvez exprimer votre soutien à Jacques Salomé
en lui adressant votre message depuis cette page web :

http://soutien.ctx.net/

Source : http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php

Témoignages

nina8ans-5

N., 8 ans 1/2

“Prendre un peu de temps pour soi, est-ce si difficile?

Finalement, c’est une proposition toute simple mais qui nous apporte tellement de bien-être qu’il serait dommage de s’en priver. C’est ce que nous offre l’Atelier les Couleurs de la Vie. Venez découvrir ce lieu paisible et accueillant et continuer à parcourir votre chemin de vie avec plus de sérénité.”

 O., 55 ans

journal

“Merci pour…

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Danse des dauphins

Il y a une Grâce qui habille toutes choses de par le monde.

Sur les eaux et sur la terre,
Aux signes du feu et de l’air,
Par delà toutes exhortations de raisons,
Le monde s’éveille aux hymnes d’une lumière nouvelle.

Une présence invisible se tient là et habille le monde de silence.
Les cris et les pleurs se taisent sur la chaussée des hommes,
Les chiens cessent d’aboyer et les oiseaux se posent sur la plus haute branche pour officier la vie.

Une présence invisible se tient là et habille le monde de gratitude.
La colère se dessèche et redevient poussière,
Le mental se tait de gratitude et goûte les signes de notre éternité.

Une présence invisible se tient là et habille le monde de plénitude.
L’astre solaire se dévoile de clarté et ensemence le champ de notre conscience,
Des fleurs de lumière se lèvent et inondent nos paysages intérieurs qui se déploient de joie.

Une présence invisible se tient là et habille le monde de quiétude.
Les eaux du monde se chargent de fleurs et de Grâce,
Et transportent cette mémoire dans le cœur des hommes.

Une présence invisible se tient là et habille le monde d’offrande.
Et voici que toutes choses de par le monde sont abreuvées de fleurs et de Grâce
S’unissent, deviennent une et indivisible, embrassent l’innocence.

Une présence invisible se tient là et habille le monde d’évidences.
Les fleurs de la reconnaissance s’ouvrent dans nos cœurs,
Nous nous ouvrons à notre véritable identité, à ce que nous sommes de toute éternité.

Les yeux solaires et les mains ouvertes de gratitude,
Une porte s’ouvre et nous reconnaissons notre propre visage.

-  Alain Degoumois

"Contempler un paysage, toucher un arbre, jouer avec un enfant : c’est lorsque je n’attends rien que tout peut m’être donné. Dès que je lâche mes préférences, je m’oublie moi-même. Car ce que j’appelle « moi », mon ego, n’est autre qu’un système de préférence sophistiqué, un mécanisme d’opposition binaire où j’enferme le réel et les autres, et dont je suis prisonnier.
Au-delà de l’opposition joie/tristesse, au-delà de la dualité « j’aime/j’aime pas », existent une joie et un amour sans cause ni contraire. Au-delà du moi, je suis joie.”
- Denis Marquet
Source : http://tarotpsychologique.wordpress.com/2014/10/08/la-joie-na-pas-de-cause/
photo : Boneyard Falls, Australie
http://listofpictures.blogspot.fr/2014_05_01_archive.html

"Contempler un paysage, toucher un arbre, jouer avec un enfant : c’est lorsque je n’attends rien que tout peut m’être donné. Dès que je lâche mes préférences, je m’oublie moi-même. Car ce que j’appelle « moi », mon ego, n’est autre qu’un système de préférence sophistiqué, un mécanisme d’opposition binaire où j’enferme le réel et les autres, et dont je suis prisonnier.

Au-delà de l’opposition joie/tristesse, au-delà de la dualité « j’aime/j’aime pas », existent une joie et un amour sans cause ni contraire. Au-delà du moi, je suis joie.”

- Denis Marquet

Source : http://tarotpsychologique.wordpress.com/2014/10/08/la-joie-na-pas-de-cause/

photo : Boneyard Falls, Australie

http://listofpictures.blogspot.fr/2014_05_01_archive.html

Notre histoire - Une humanité unie

TEXTE

"C’est l’histoire d’une humanité en marche qui parfois se déchire, et parfois officie un Dieu de silence auquel on ne peut prêter de nom.
Cette histoire est tissée de l’expérience de milliards et milliards d’êtres qui grandissent dans l’athanor de la vie et apprennent à aimer d’un amour qui se situe bien au-delà de leurs différences et de leurs croyances
Elle nous plonge aux signes d’une identité commune, dans la conscience que nous sommes Un


Nous sommes tous, sans exception aucune, une facette de cette histoire qui est inscrite en lettres d’Or en chacun d’entre nous. C’est une histoire qui se situe bien au-delà de nos mémoires et de nos expériences actuelles…



Nous y avons tous contribué et elle nous lie à la source même de toutes vies. Elle nous unit dans la vibration du chœur même de l’univers

En elle, et par elle, nous sommes frères d’éternité…


Durant nos vies, nous avons revêtu de nombreux visages et ces visages ont vu des ouvrages cyclopéens brulés par le soleil, des civilisations s’effondrer et d’autres émerger de la souffrance. Ils ont connu l’incompréhension, parfois côtoyé des guerres de religions. Ils ont également effleurés des présences qui enseignaient le silence…

Nous avons visité une multitude de mondes afin d’expérimenter et nous construire. Nous avons haï et aimé, nous avons possédé et sommes restés dépossédés de tout. Nous avons espéré et sollicité. Nous avons crié et sommes restés dans le mutisme le plus profond. Nous avons pleuré. Nous avons habillé le monde de nos éclats de rire…

Nous avons poursuivi notre route, siècles après siècles,
Et ceci pour apprendre, encore et encore,
Et ceci, pour désapprendre, encore et encore,
Afin de retrouver ce que nous sommes de toute éternité, afin d’apprendre à simplement être, incarner et réaliser ce que nous sommes de toute éternité.

Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse
Quoi que l’on médise, quoi que l’on défasse
C’est derrière les cortèges de colère du quotidien un grand mouvement de Grâce qui prend son envol et s’élève dans la lumière du présent. Il nous soustrait de l’esprit de pesanteur et ensemence nos existences d’un florilège de possibles. Il nous libère de nos conditionnements et habille la chaussée humaine d’un tissus de fraternité.

Enfouie au plus profond de nos mémoires, réside une histoire qui émerge du cristal de nos cœurs, et nous élève aux battements et à la mesure de notre véritable Identité

Lorsque nos âmes quittent nos corps devenus alors inertes, nous dansons de reconnaissance et de simplicité dans le chœur même de l’Univers. Nous accompagnons de nos mesures d’âme, les grands battements cosmiques, et c’est une joie sans nom de faire corps avec l’Univers même. Et c’est une plénitude sans objet de faire corps avec la Source même de la Vie…

Nous sommes les filles et les fils de cette histoire…

Est-ce que vous vous souvenez de cette histoire ?
Est-ce que vous vous souvenez de notre histoire ?

Nous sommes tous sœurs et frères d’éternité…”

-  Alain Degoumois

Semences d’étoiles

TEXTE

"Nous croisons parfois dans nos vies des instants précieux ou soudainement le ciel s’ouvre de clarté.
Des instants ou la conscience s’éclaire de limpidité et de simplicité.
Des instants portés par une Grâce sans nom, ou le monde devient un hymne à la joie et à la fraternité.
Ce sont, dans nos cœurs d’hommes, des instants de sérénités et de communion profonde avec le monde.

Nous sommes les fils des étoiles, constitués de poussière stellaire, évoluant de mondes en mondes afin de nous construire d’éternité.
Les lumières des hommes sont les étoiles du ciel sur terre.

Il y a dans l’océan de la vie tant de questions qui ne peuvent s’abreuver aux oracles du mental, et que seul le souffle du silence permet d’apprivoiser…
Mais le sens de la vie est partout.
Du plus insignifiant grain de sable aux plus spectaculaires éruptions solaires, la vie fait sens et nous enseigne.

Il y a au plus profond de nos cœurs les prémices d’un voyage qui se lève à la clarté du jour naissant.

C’est un voyage qui nous conduit vers nous-mêmes, en nous-mêmes,
Un voyage qui nous rend présent à nous-mêmes…
Sommes-nous prêt à hisser la grand voile ?
Sommes-nous prêt au voyage de notre vie ?

Le voyage nous apprend à lire, au-delà des formes, les indices qui se lèvent au quotidien dans l’ordinaire de nos vies. 
Il nous apprend à voir derrière le monde visible, ce qui échappe au monde visible.
Et là ou la lumière demeure, les hommes sont reliés au sein même d’une fraternité de lumière.

C’est parce qu’il y a des rires que le monde s’enfante de promesses. 
C’est parce qu’il y a des sourires que le monde se construit d’offrandes. 
Et c’est ainsi que va le monde : de rires en partages, de regards en sourires, il se construit de grâce et nous hisse au-delà des apparentes séparations auxquelles nous nous heurtons quotidiennement. 

Il y a, au-delà de toutes nos hypothèses de raisons, de tous nos conflits de déraisons, tant de raisons d’aimer.
Et ce qui nous unit est bien plus vaste que tout ce qui nous sépare.
Parfois tremblant de faiblesse, parfois immobile de promesses, l’homme est entrain de retrouver sa place dans l’Univers.

Et que cela ne se produise pas sans heurt laisse présager de réels et profonds changements, car il n’est pas d’accouchement sans profondes remises en questions…
Un matin enchanté enfante une après-midi désenchantée ou le monde subitement semble nous heurter de toute la misère du monde.
Cependant, loin de toute indignité, nous faisons ici même l’éloge de notre grandeur.
… Et nous commençons à percevoir une lumière nouvelle sur la criée des mondes.

Une lumière transparait derrière les masques de toutes nos croyances. 
C’est le chant des étoiles qui dansent sur la terre.
C’est le principe solaire de l’humanité qui est entrain de s’ancrer sur terre.

Nous sommes revenus sur terre parce que l’on nous a offert deux jambes pour parcourir le monde, deux bras pour enlacer le monde, un cœur pour apprendre à aimer, deux yeux et une bouche pour apprendre à sourire.
Nous sommes revenus sur terre parce que nous savons qu’il reste encore des déserts à cultiver, des abimes à éclairer, des océans à explorer et des terres inconnues qui ne demandent qu’à émerger dans notre conscience. 
… L’évolution est simple parce que la joie est partout. 
Mais pour retrouver cette joie nous devons défricher notre jardin intérieur.

Au fur et à mesure de nos vies, l’heure s’avance.
Une heure encore… Sur le parvis menant à la Porte de l’Eternité…
Ce n’est qu’une heure. Une petite heure qui baigne dans l’éternité des espaces visibles et invisibles.
Une heure pour renaitre à nous-mêmes.
Une heure pour s’ouvrir aux signes de notre éternité. 

Dites-leur qu’ils sont bien plus que des hommes…
Dites-leur qu’ils ne sont pas leurs colères, leurs jugements ou ces déchirements qui les divisent.
Dites-leur qu’on ne peut rien leur enlever car leurs âmes sont immortelles et qu’ils sont les dignes fils de la Vie.
Dites-leur qu’ils sont bien plus que leurs expériences.

Dites-leur qu’ils sont des lumières pour éclairer les ténèbres. 
Mais dites-leur également qu’ils sont leurs propres ténèbres et leurs propres lumières.
Dites-leur que la vie est une danse.
Dites-leur de danser leurs vies et d’arrêter de la penser.

Dites-leur que leurs vies est une constante renaissance.
Dites-leur d’être en joie et de rire par delà les sermons et les serments des grandes institutions.
Dites-leur qu’ils portent en eux des trésors d’éternité.
Dites-leur qu’ils peuvent peindre l’Univers des couleurs de leurs âmes.
Dites-leur qu’ils peuvent éclairer le monde de leur propre rayonnement.
Dites-leur simplement de suivre leur chemin…


Puis ne leurs dites plus rien,
Et devenez vous-mêmes celui dont vous parlez…
.
FRERE”

-  Alain Degoumois

Le prix Nobel de la paix attribué à Malala Yousafzai et Kailash Satyarthi



  La jeune Pakistanaise de 17 ans Malala Yousafzai faisait partie des favoris au Nobel de la paix, décerné ce vendredi. L’Indien Kailash Satyarthi, 60 ans, est un activiste contre l’exploitation des enfants.
Malala Yasafzay, 17 ans, devient finalement la plus jeune récipiendaire d’un prix Nobel de la paix. Depuis l’Institut Nobel d’Oslo, les jurés ont décidé, ce vendredi 10 octobre, de lui décerner le 95è prestigieux Nobel de la paix, ainsi qu’à l’Indien Kailash Satyarthi, pour « leur lutte en faveur de l’accès de tous les enfants à l’éducation ». Moins connu du grand public, Kailash Satyarthi, 60 ans, a dirigé des manifestations non-violentes, dans « la tradition de Gandhi », contre l’exploitation des enfants.
(…) “Je suis « fière d’être la première Pakistanaise et la première jeune femme » à recevoir le Prix Nobel de la Paix, a indiqué la jeune fille, qui appelle les Premiers ministres pakistanais et indien à assister à la remise du Nobel. « Cette récompense est pour tous les enfants sans voix, et qui doivent être entendus », a-t-elle ajouté.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde


womenwhokickass:

BREAKING: Malala Yousafzai Wins Nobel Peace Prize

Malala, now 17, was shot in the head by a Taliban gunman two years ago in her home country of Pakistan after coming to prominence for her campaigning for education for girls.
She won for what the Nobel committee called her “heroic struggle” for girls’ right to an education.
She is the youngest ever winner of the prize. (x)
Le prix Nobel de la paix attribué à Malala Yousafzai et Kailash Satyarthi

  La jeune Pakistanaise de 17 ans Malala Yousafzai faisait partie des favoris au Nobel de la paix, décerné ce vendredi. L’Indien Kailash Satyarthi, 60 ans, est un activiste contre l’exploitation des enfants.

Malala Yasafzay, 17 ans, devient finalement la plus jeune récipiendaire d’un prix Nobel de la paix. Depuis l’Institut Nobel d’Oslo, les jurés ont décidé, ce vendredi 10 octobre, de lui décerner le 95è prestigieux Nobel de la paix, ainsi qu’à l’Indien Kailash Satyarthi, pour « leur lutte en faveur de l’accès de tous les enfants à l’éducation ». Moins connu du grand public, Kailash Satyarthi, 60 ans, a dirigé des manifestations non-violentes, dans « la tradition de Gandhi », contre l’exploitation des enfants.

(…) “Je suis « fière d’être la première Pakistanaise et la première jeune femme » à recevoir le Prix Nobel de la Paix, a indiqué la jeune fille, qui appelle les Premiers ministres pakistanais et indien à assister à la remise du Nobel. « Cette récompense est pour tous les enfants sans voix, et qui doivent être entendus », a-t-elle ajouté.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde

womenwhokickass:

BREAKING: Malala Yousafzai Wins Nobel Peace Prize

Malala, now 17, was shot in the head by a Taliban gunman two years ago in her home country of Pakistan after coming to prominence for her campaigning for education for girls.

She won for what the Nobel committee called her “heroic struggle” for girls’ right to an education.

She is the youngest ever winner of the prize. (x)

(via vbshalom)

Les tribulations de Jean Le Chanceux
Jean avait servi son maître sept ans ; il lui dit : « Monsieur, mon temps est fini ; je voudrais retourner chez ma mère ; payez-moi mes gages, s’il vous plaît. »
Son maître lui répondit : « Tu m’as bien et loyalement servi ; la récompense sera bonne. » Et il lui donna un lingot d’or, gros comme la tête de Jean.
Jean tira son mouchoir de sa poche, enveloppa le lingot, et, le portant sur son épaule au bout d’un bâton, il se mit en route pour aller chez ses parents. Comme il marchait ainsi, toujours un pied devant l’autre, il vit un cavalier qui trottait gaillardement sur un cheval vigoureux. « Ah ! se dit Jean tout haut à lui-même, quelle belle chose que d’aller à cheval ! On est assis comme sur une chaise, on ne butte pas contre les cailloux du chemin, on épargne ses souliers, et on avance, Dieu sait combien ! »
Le cavalier, qui l’avait entendu, s’arrêta et lui dit :
« Hé ! Jean, pourquoi donc vas-tu à pied ?
- Il le faut bien, répondit-il ; je porte à mes parents ce gros lingot ; il est vrai que c’est de l’or, mais il n’en pèse pas moins sur les épaules.
- Si tu veux, dit le cavalier, nous changerons ; je te donnerai mon cheval et tu me donneras ton lingot.
- De tout mon cœur, répliqua Jean ; mais vous en aurez votre charge, je vous en avertis. »
Le cavalier descendit, et après avoir pris l’or, il aida Jean à monter et lui mit la bride à la main en disant :
« Maintenant, quand tu voudras aller vite, tu n’as qu’à faire claquer la langue et dire : Hop ! hop ! »
Jean était dans la joie de son âme quand il se vit à cheval. Au bout d’un instant l’envie lui prit d’aller plus vite, et il se mit à claquer la langue et à crier : « Hop ! hop ! » Aussitôt le cheval se lança au galop, et Jean, avant d’avoir eu le temps de se méfier, était jeté par terre dans un fossé sur le bord de la route.
Le cheval aurait continué de courir, s’il n’avait été arrêté par un paysan qui venait en sens opposé, chassant une vache devant lui. Jean, de fort mauvaise humeur, se releva comme il put et dit au paysan : « C’est un triste passe-temps que d’aller à cheval, surtout quand on a affaire à une mauvaise bête comme celle-ci, qui vous jette par terre au risque de vous rompre le cou ; Dieu me préserve de jamais remonter dessus ! À la bonne heure une vache comme la vôtre ; on va tranquillement derrière elle, et par-dessus le marché on a chaque jour du lait, du beurre, du fromage. Que ne donnerais-je pas pour posséder une pareille vache ! »
- Eh bien, dit le paysan, puisque cela vous fait tant de plaisir, prenez ma vache pour votre cheval.  Jean était au comble de la joie. Le paysan monta à cheval et s’éloigna rapidement.
Jean chassait tranquillement sa vache devant lui, en songeant à l’excellent marché qu’il venait de faire :
« Un morceau de pain seulement et je ne manquerai de rien, car j’aurai toujours du beurre et du fromage à mettre dessus. Si j’ai soif, je trais ma vache et je bois du lait. Que peut-on désirer de plus ? »
À la première auberge qu’il rencontra, il fit une halte et consomma joyeusement toutes les provisions qu’il avait prises pour la journée ; pour les deux liards qui lui restaient il se fit donner un demi-verre de bière, et, reprenant sa vache, il continua son chemin.
On approchait de midi ; la chaleur était accablante, et Jean se trouva dans une lande qui avait plus d’une lieue de long. Il souffrait tellement du chaud, que sa langue était collée de soif à son palais. « Il y a remède au mal, pensa-t-il ; je vais traire ma vache et me rafraîchir d’un verre de lait. »
Il attacha sa vache à un tronc d’arbre mort, et, faute de seau, il tendit son chapeau : mais il eut beau presser le pis, pas une goutte de lait ne vint au bout de ses doigts. Pour comble de malheur, comme il s’y prenait maladroitement, la bête impatientée lui donna un tel coup de pied sur la tête, qu’elle l’étendit sur le sol, où il resta un certain temps sans connaissance.
Heureusement il fut relevé par un boucher qui passait par là, portant un petit cochon sur une brouette.
Jean lui conta ce qui était arrivé. Le boucher lui fit boire un coup en lui disant : « Buvez cela pour vous réconforter ; cette vache ne vous donnera jamais de lait : c’est une vieille bête qui n’est plus bonne que pour le travail ou l’abattoir. »
Jean s’arrachait les cheveux de désespoir : « Qui s’en serait avisé ! s’écria-t-il. Sans doute, cela fera de la viande pour celui qui l’abattra ; mais pour moi j’estime peu la viande de vache, elle n’a pas de goût. À la bonne heure un petit cochon comme le vôtre : voilà qui est bon sans compter le boudin ! »
- Écoutez, Jean, lui dit le boucher ; pour vous faire plaisir, je veux bien troquer mon cochon contre votre vache.
- Que Dieu vous récompense de votre bonne amitié pour moi ! » répondit Jean ; et il livra sa vache au boucher. Celui-ci posant son cochon à terre, remit entre les mains de Jean la corde qui l’attachait.
Jean continuait son chemin en songeant combien il avait de chance : trouvait-il une difficulté, elle était aussitôt aplanie. Sur ces entrefaites, il rencontra un garçon qui portait sur le bras une belle oie blanche. Ils se souhaitèrent le bonjour, et Jean commença à raconter ses chances et la suite d’heureux échanges qu’il avait faits.
De son côté, le garçon raconta qu’il portait une oie pour un repas de baptême. « Voyez, disait-il en la prenant par les ailes, voyez quelle lourdeur ! il est vrai qu’on l’empâte depuis deux mois. Celui qui mordra dans ce rôti-là verra la graisse lui couler des deux côtés de la bouche.
- Oui, dit Jean, la soulevant de la main, elle a son poids, mais mon cochon a son mérite aussi.
Alors le garçon se mit à secouer la tête en regardant de tous côtés avec précaution. « Écoutez, dit-il, l’affaire de votre cochon pourrait bien n’être pas claire. Dans le village par lequel j’ai passé tout à l’heure, on vient justement d’en voler un dans l’étable du maire. J’ai peur, j’ai bien peur que ce ne soit le même que vous emmenez. On a envoyé des gens battre le pays ; ce serait pour vous une vilaine aventure, s’ils vous rattrapaient avec la bête ; le moins qui pourrait vous en arriver serait d’être jeté dans un cul-de-basse-fosse. »
- Hélas ! mon Dieu, répondit le pauvre Jean, qui commençait à mourir de peur, ayez pitié de moi ! il n’y a qu’une chose à faire : prenez mon cochon et donnez-moi votre oie.
- C’est beaucoup risquer, répliqua le garçon, mais, s’il vous arrivait malheur, je ne voudrais pas en être la cause.
Et prenant la corde, il emmena promptement le cochon par un chemin de traverse, pendant que l’honnête Jean, dégagé d’inquiétude, s’en allait chez lui avec son oie sous le bras. « En y réfléchissant bien, se disait-il à lui-même, j’ai encore gagné à cet échange, d’abord un bon rôti ; puis avec toute la graisse qui en coulera, me voilà pourvu de graisse d’oie pour trois mois au moins ; enfin, avec les belles plumes blanches, je me ferai un oreiller sur lequel je dormirai bien sans qu’on me berce. Quelle joie pour ma mère ! »

En passant par le dernier village avant d’arriver chez lui, il vit un rémouleur qui faisait tourner sa meule en chantant :
Je suis rémouleur sans pareil ;
Tourne, ma roue, au beau soleil !
Jean s’arrêta à le regarder et finit par lui dire :
-  Vous êtes joyeux, à ce que je vois ; il paraît que le repassage va bien ?
- Oui, répondit le rémouleur, c’est un métier d’or.
Un bon rémouleur est un homme qui a toujours de l’argent dans sa poche. Mais où avez-vous acheté cette belle oie ?
- Je ne l’ai pas achetée, je l’aie eue en échange de mon cochon.
- Et le cochon ?
- Je l’ai eu pour ma vache.
- Et la vache ?
- Pour un cheval.
- Et le cheval ?
- Pour un lingot d’or gros comme ma tête.
- Et le lingot ?
- C’étaient mes gages pour sept ans de service.
- Je vois, dit le rémouleur, que vous avez toujours su vous tirer d’affaire.
Maintenant il ne vous reste plus qu’à trouver un moyen d’avoir toujours la bourse pleine, et votre bonheur est fait.
- Mais comment faire ? demanda Jean.
- Il faut vous faire rémouleur comme moi. Pour cela, il suffit d’une pierre à aiguiser ; le reste vient tout seul. J’en ai une, un peu ébréchée il est vrai, mais je vous la céderai pour peu de chose, votre oie seulement. Voulez-vous ?
- Cela ne se demande pas, répondit Jean ; me voilà l’homme le plus heureux de la terre. Au diable les soucis, quand j’aurai toujours la poche pleine.
Il prit la pierre et donna son oie en payement.
« Tenez, lui dit le rémouleur en lui donnant un gros caillou commun qui était à ses pieds, je vous donne encore une autre bonne pierre par-dessus le marché ; on peut frapper dessus tant qu’on veut ; elle vous servira à redresser vos vieux clous. Emportez-la avec soin. »
Jean se chargea du caillou et s’en alla le cœur gonflé et les yeux brillants de joie : « Ma foi ! s’écria-t-il, je suis né coiffé ; tout ce que je désire m’arrive, ni plus ni moins que si j’étais venu au monde un dimanche ! »
Cependant, comme il était sur ses jambes depuis la pointe du jour, il commençait à sentir la fatigue. La faim aussi le tourmentait ; car, dans sa joie d’avoir acquis la vache, il avait consommé toutes ses provisions d’un seul coup. Il n’avançait plus qu’avec peine et s’arrêtant à chaque pas ; la pierre et le caillou le chargeaient horriblement.
Il ne put s’empêcher de songer qu’il serait bien heureux de n’avoir rien à porter du tout. Il se traîna jusqu’à une source voisine pour se reposer et se rafraîchir en buvant un coup ; et, pour ne pas se blesser avec les pierres en s’asseyant, il les posa près de lui sur le bord de l’eau ; puis, se mettant à plat ventre, il s’avança pour boire, mais sans le vouloir il poussa les pierres et elles tombèrent au fond.
En les voyant disparaître sous ses yeux, il sauta de joie, et les larmes aux yeux, il remercia Dieu qui lui avait fait la grâce de le décharger de ce faix incommode sans qu’il eût rien à se reprocher. « Il n’y a pas sous le soleil, s’écria-t-il, un homme plus chanceux que moi ! » Et délivré de tout fardeau, le cœur léger comme les jambes, il continua son chemin jusqu’à la maison de sa mère ».
Conte des Frères Grimm
Source : http://tarotpsychologique.wordpress.com/2014/10/10/les-tribulations-de-jean-le-chanceux/

Les tribulations de Jean Le Chanceux

Jean avait servi son maître sept ans ; il lui dit : « Monsieur, mon temps est fini ; je voudrais retourner chez ma mère ; payez-moi mes gages, s’il vous plaît. »

Son maître lui répondit : « Tu m’as bien et loyalement servi ; la récompense sera bonne. » Et il lui donna un lingot d’or, gros comme la tête de Jean.

Jean tira son mouchoir de sa poche, enveloppa le lingot, et, le portant sur son épaule au bout d’un bâton, il se mit en route pour aller chez ses parents. Comme il marchait ainsi, toujours un pied devant l’autre, il vit un cavalier qui trottait gaillardement sur un cheval vigoureux. « Ah ! se dit Jean tout haut à lui-même, quelle belle chose que d’aller à cheval ! On est assis comme sur une chaise, on ne butte pas contre les cailloux du chemin, on épargne ses souliers, et on avance, Dieu sait combien ! »

Le cavalier, qui l’avait entendu, s’arrêta et lui dit :

« Hé ! Jean, pourquoi donc vas-tu à pied ?

- Il le faut bien, répondit-il ; je porte à mes parents ce gros lingot ; il est vrai que c’est de l’or, mais il n’en pèse pas moins sur les épaules.

- Si tu veux, dit le cavalier, nous changerons ; je te donnerai mon cheval et tu me donneras ton lingot.

- De tout mon cœur, répliqua Jean ; mais vous en aurez votre charge, je vous en avertis. »

Le cavalier descendit, et après avoir pris l’or, il aida Jean à monter et lui mit la bride à la main en disant :

« Maintenant, quand tu voudras aller vite, tu n’as qu’à faire claquer la langue et dire : Hop ! hop ! »

Jean était dans la joie de son âme quand il se vit à cheval. Au bout d’un instant l’envie lui prit d’aller plus vite, et il se mit à claquer la langue et à crier : « Hop ! hop ! » Aussitôt le cheval se lança au galop, et Jean, avant d’avoir eu le temps de se méfier, était jeté par terre dans un fossé sur le bord de la route.

Le cheval aurait continué de courir, s’il n’avait été arrêté par un paysan qui venait en sens opposé, chassant une vache devant lui. Jean, de fort mauvaise humeur, se releva comme il put et dit au paysan : « C’est un triste passe-temps que d’aller à cheval, surtout quand on a affaire à une mauvaise bête comme celle-ci, qui vous jette par terre au risque de vous rompre le cou ; Dieu me préserve de jamais remonter dessus ! À la bonne heure une vache comme la vôtre ; on va tranquillement derrière elle, et par-dessus le marché on a chaque jour du lait, du beurre, du fromage. Que ne donnerais-je pas pour posséder une pareille vache ! »

- Eh bien, dit le paysan, puisque cela vous fait tant de plaisir, prenez ma vache pour votre cheval.  Jean était au comble de la joie. Le paysan monta à cheval et s’éloigna rapidement.

Jean chassait tranquillement sa vache devant lui, en songeant à l’excellent marché qu’il venait de faire :

« Un morceau de pain seulement et je ne manquerai de rien, car j’aurai toujours du beurre et du fromage à mettre dessus. Si j’ai soif, je trais ma vache et je bois du lait. Que peut-on désirer de plus ? »

À la première auberge qu’il rencontra, il fit une halte et consomma joyeusement toutes les provisions qu’il avait prises pour la journée ; pour les deux liards qui lui restaient il se fit donner un demi-verre de bière, et, reprenant sa vache, il continua son chemin.

On approchait de midi ; la chaleur était accablante, et Jean se trouva dans une lande qui avait plus d’une lieue de long. Il souffrait tellement du chaud, que sa langue était collée de soif à son palais. « Il y a remède au mal, pensa-t-il ; je vais traire ma vache et me rafraîchir d’un verre de lait. »

Il attacha sa vache à un tronc d’arbre mort, et, faute de seau, il tendit son chapeau : mais il eut beau presser le pis, pas une goutte de lait ne vint au bout de ses doigts. Pour comble de malheur, comme il s’y prenait maladroitement, la bête impatientée lui donna un tel coup de pied sur la tête, qu’elle l’étendit sur le sol, où il resta un certain temps sans connaissance.

Heureusement il fut relevé par un boucher qui passait par là, portant un petit cochon sur une brouette.

Jean lui conta ce qui était arrivé. Le boucher lui fit boire un coup en lui disant : « Buvez cela pour vous réconforter ; cette vache ne vous donnera jamais de lait : c’est une vieille bête qui n’est plus bonne que pour le travail ou l’abattoir. »

Jean s’arrachait les cheveux de désespoir : « Qui s’en serait avisé ! s’écria-t-il. Sans doute, cela fera de la viande pour celui qui l’abattra ; mais pour moi j’estime peu la viande de vache, elle n’a pas de goût. À la bonne heure un petit cochon comme le vôtre : voilà qui est bon sans compter le boudin ! »

- Écoutez, Jean, lui dit le boucher ; pour vous faire plaisir, je veux bien troquer mon cochon contre votre vache.

- Que Dieu vous récompense de votre bonne amitié pour moi ! » répondit Jean ; et il livra sa vache au boucher. Celui-ci posant son cochon à terre, remit entre les mains de Jean la corde qui l’attachait.

Jean continuait son chemin en songeant combien il avait de chance : trouvait-il une difficulté, elle était aussitôt aplanie. Sur ces entrefaites, il rencontra un garçon qui portait sur le bras une belle oie blanche. Ils se souhaitèrent le bonjour, et Jean commença à raconter ses chances et la suite d’heureux échanges qu’il avait faits.

De son côté, le garçon raconta qu’il portait une oie pour un repas de baptême. « Voyez, disait-il en la prenant par les ailes, voyez quelle lourdeur ! il est vrai qu’on l’empâte depuis deux mois. Celui qui mordra dans ce rôti-là verra la graisse lui couler des deux côtés de la bouche.

- Oui, dit Jean, la soulevant de la main, elle a son poids, mais mon cochon a son mérite aussi.

Alors le garçon se mit à secouer la tête en regardant de tous côtés avec précaution. « Écoutez, dit-il, l’affaire de votre cochon pourrait bien n’être pas claire. Dans le village par lequel j’ai passé tout à l’heure, on vient justement d’en voler un dans l’étable du maire. J’ai peur, j’ai bien peur que ce ne soit le même que vous emmenez. On a envoyé des gens battre le pays ; ce serait pour vous une vilaine aventure, s’ils vous rattrapaient avec la bête ; le moins qui pourrait vous en arriver serait d’être jeté dans un cul-de-basse-fosse. »

- Hélas ! mon Dieu, répondit le pauvre Jean, qui commençait à mourir de peur, ayez pitié de moi ! il n’y a qu’une chose à faire : prenez mon cochon et donnez-moi votre oie.

- C’est beaucoup risquer, répliqua le garçon, mais, s’il vous arrivait malheur, je ne voudrais pas en être la cause.

Et prenant la corde, il emmena promptement le cochon par un chemin de traverse, pendant que l’honnête Jean, dégagé d’inquiétude, s’en allait chez lui avec son oie sous le bras. « En y réfléchissant bien, se disait-il à lui-même, j’ai encore gagné à cet échange, d’abord un bon rôti ; puis avec toute la graisse qui en coulera, me voilà pourvu de graisse d’oie pour trois mois au moins ; enfin, avec les belles plumes blanches, je me ferai un oreiller sur lequel je dormirai bien sans qu’on me berce. Quelle joie pour ma mère ! »

En passant par le dernier village avant d’arriver chez lui, il vit un rémouleur qui faisait tourner sa meule en chantant :

Je suis rémouleur sans pareil ;

Tourne, ma roue, au beau soleil !

Jean s’arrêta à le regarder et finit par lui dire :

-  Vous êtes joyeux, à ce que je vois ; il paraît que le repassage va bien ?

- Oui, répondit le rémouleur, c’est un métier d’or.

Un bon rémouleur est un homme qui a toujours de l’argent dans sa poche. Mais où avez-vous acheté cette belle oie ?

- Je ne l’ai pas achetée, je l’aie eue en échange de mon cochon.

- Et le cochon ?

- Je l’ai eu pour ma vache.

- Et la vache ?

- Pour un cheval.

- Et le cheval ?

- Pour un lingot d’or gros comme ma tête.

- Et le lingot ?

- C’étaient mes gages pour sept ans de service.

- Je vois, dit le rémouleur, que vous avez toujours su vous tirer d’affaire.

Maintenant il ne vous reste plus qu’à trouver un moyen d’avoir toujours la bourse pleine, et votre bonheur est fait.

- Mais comment faire ? demanda Jean.

- Il faut vous faire rémouleur comme moi. Pour cela, il suffit d’une pierre à aiguiser ; le reste vient tout seul. J’en ai une, un peu ébréchée il est vrai, mais je vous la céderai pour peu de chose, votre oie seulement. Voulez-vous ?

- Cela ne se demande pas, répondit Jean ; me voilà l’homme le plus heureux de la terre. Au diable les soucis, quand j’aurai toujours la poche pleine.

Il prit la pierre et donna son oie en payement.

« Tenez, lui dit le rémouleur en lui donnant un gros caillou commun qui était à ses pieds, je vous donne encore une autre bonne pierre par-dessus le marché ; on peut frapper dessus tant qu’on veut ; elle vous servira à redresser vos vieux clous. Emportez-la avec soin. »

Jean se chargea du caillou et s’en alla le cœur gonflé et les yeux brillants de joie : « Ma foi ! s’écria-t-il, je suis né coiffé ; tout ce que je désire m’arrive, ni plus ni moins que si j’étais venu au monde un dimanche ! »

Cependant, comme il était sur ses jambes depuis la pointe du jour, il commençait à sentir la fatigue. La faim aussi le tourmentait ; car, dans sa joie d’avoir acquis la vache, il avait consommé toutes ses provisions d’un seul coup. Il n’avançait plus qu’avec peine et s’arrêtant à chaque pas ; la pierre et le caillou le chargeaient horriblement.

Il ne put s’empêcher de songer qu’il serait bien heureux de n’avoir rien à porter du tout. Il se traîna jusqu’à une source voisine pour se reposer et se rafraîchir en buvant un coup ; et, pour ne pas se blesser avec les pierres en s’asseyant, il les posa près de lui sur le bord de l’eau ; puis, se mettant à plat ventre, il s’avança pour boire, mais sans le vouloir il poussa les pierres et elles tombèrent au fond.

En les voyant disparaître sous ses yeux, il sauta de joie, et les larmes aux yeux, il remercia Dieu qui lui avait fait la grâce de le décharger de ce faix incommode sans qu’il eût rien à se reprocher. « Il n’y a pas sous le soleil, s’écria-t-il, un homme plus chanceux que moi ! » Et délivré de tout fardeau, le cœur léger comme les jambes, il continua son chemin jusqu’à la maison de sa mère ».

Conte des Frères Grimm

Source : http://tarotpsychologique.wordpress.com/2014/10/10/les-tribulations-de-jean-le-chanceux/

" Je suis redevable à la cécité de m’avoir forcé au corps à corps avec mes semblables,

et d’avoir fait de lui, bien plus souvent un échange de force et de joie qu’un chagrin.

Les chagrins que j’ai eus, presque toujours je les ai eus dans la solitude. “
 
-  Jacques Lusseyran, Et la lumière fut
unabletoventure:

fog II (by ingeborg klarenberg)

" Je suis redevable à la cécité de m’avoir forcé au corps à corps avec mes semblables,

et d’avoir fait de lui, bien plus souvent un échange de force et de joie qu’un chagrin.

Les chagrins que j’ai eus, presque toujours je les ai eus dans la solitude. “

 

-  Jacques Lusseyran, Et la lumière fut

unabletoventure:

fog II (by ingeborg klarenberg)

(via vbshalom)


Ilios Kotsou - Psychologie positive

Une interview intéressante à découvrir

(psychologie positive, émotions, pleine conscience…)

Durée : 27min25

"Il est des silences qu’il ne faut pas déranger. Pareils à l’eau dormante, ils apaisent notre âme."- Yasmina Khadhra
allasianflavours:

Foggy Morn - G by Leigh MacArthur

"Il est des silences qu’il ne faut pas déranger. Pareils à l’eau dormante, ils apaisent notre âme."
- Yasmina Khadhra

allasianflavours:

Foggy Morn - G by Leigh MacArthur

(via vbshalom)